Premièrement je mets le LA au diapason. Je travaille par octave et ceci tout à l'oreille, j'ajuste toutes les notes comprenant chacune trois cordes "accordées à l'unisson".

Je resserre, cale, tord, lubrifie et chauffe le mécanisme, je peux vous modifier le toucher: enfoncement, légèreté, lourdeur, performances de répétition, suppression du jeu latéral...


S'emploiera à donner au feutre une élasticité judicieusement répartie pour que, frappée, la corde vibre avec le plus d'ampleur possible, permettant aussi de moduler la nature du timbre en fonction de la nuance dynamique.

Je pique le marteau, je le ponce, je l'imprègne, je l'allège de manière précise et rationnelle.

J'établis un affrotement parfait entre la pointe du marteau et les cordes, je m'assure que la transmission de l'impulsion se fait dans un seul plan pour ne rien en perdre. Les mêmes opérations seront effectuées régulièrement lorsque l'usure fera son oeuvre.



Deux élèments supplémentaires interviennent. D'abord l'acoustique de votre pièce (ou de la salle). C'est mon rôle d'en tenir compte, soit pour vous aider à trouver le bon emplacement du iano, soit pour vous conseiller des modifications simples (tapis, tissus muraux).


Et surtout vos préférences personnelles: je peux dans les limites du caractère de la marque et du modèle adapter son toucher et sa sonorité à votre convenance. Ceci est ma spécialité.


Voici les différentes étapes de piquage en usine pour chaque zone du marteau:

1) Pas de piquage (point de frappe)

2) Zone très sensible, donc piquage peu profond (environ 2mm). Cette zone est piquée lorsque le son est trop brillant. Cette zone détermine surtout le timbre final du marteau.

3) Zone piquée à la machine à harmoniser. Le piquage est effectuée en profondeur: 10mm. Cette partie du marteau détermine l'élasticité générale du marteau.

4) Zone piquée lorsqu'on désire plus de puissance et de brillance

Pour obtenir plus de puissance d'un marteau, la meilleur solution est de poncer légèrement la surface du marteau.
On ponce avec une cale droite avec du papier grain 600, voir 400 quand il y a beaucoup de travail à effectuer (marteaux usés).


Attention: on ponce toujours du bas vers le haut: c'est à dire de la base de la tête (près du manche) vers l'extérieur.

Aussi, on pique du bas de la tête vers le point de frappe, toujours en remontant pour faire remonter la tension du feutre vers le point de frappe.




a, la touche - b, vis pilote - c, chevalet - d, noix de marteau
e, bouton et vis de réglage et coude d'échappement - f, marteau
g, attrape



1, sommier - 2, support de la touche (avec pilote et mouche d'enfoncement) - 3, touche - 4, support - 5, marteau - 6, corde - 7, étouffoir - 8 chevilles






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